Madame Coupe de France a choisie !

29 avril 2012 - 08:43

Hier au soir le Lyon fut trop féroce

 

  Le dompteur Quevilly à pas su sortir son registre pour arriver dompter ce lyon dans l'arène du Stade de Fance 

 

Coupe de France : Quevilly passe à un but de l'exploit

le 28 avril 2012 à 22h48 , mis à jour le 28 avril 2012 à 23h40

Les amateurs de Quevilly se sont inclinés en finale de la Coupe de France face à l'Olympique Lyonnais. La faute à un but de l'Argentin Lisandro Lopez (28e). Un match de haut vol néanmoins qui clôt un très beau parcours dans la compétition, notamment marqué par les éliminations de Marseille et Rennes.

Ils avaient réussi à se défaire de Marseille et de Rennes. Mais ils repartent du Stade de France avec la médaille en chocolat. Les amateurs de Quevilly se sont inclinés en finale de la Coupe de France, samedi, face à l'Olympique Lyonnais. Les hommes de Rémi Garde ont ouvert le score grâce à Lisandro Lopez, sur un centre en retrait d'Alexandre Lacazette, en première période (28e) et n'ont jamais été rejoints.

Et ce n'est pas faute d'avoir tenté pour les joueurs de Quevilly. Les Normands auraient même pu réduire la marque si Lloris n'avait pas dévié sur sa barre, du bout des doigts, la frappe de Laup un peu après l'heure de jeu. Absent contre Rennes et Marseille, le gardien El Kharroubi, qui joue dans l'équipe olympique du Maroc, a multiplié les arrêts, évitant au score de grimper.

Les capitaines de l'OL et de Quevilly lèvent le trophée ensemble

Les joueurs de Lyon soulèvent la Coupe de France avec le capitaine de Quevilly, le 28 avril 2012.

Les joueurs de Lyon soulèvent la Coupe de France avec le capitaine de Quevilly, le 28 avril 2012. © FRANCK FIFE/AFP

"Je suis très fier de mes garçons", a déclaré Michel Mallet, le président de Quevilly, au micro de France 2, en soulignant le "match exemplaire" des Lyonnais qui "nous ont pris comme une équipe de L1". Une victoire de l'OL qui redonne le sourire au président Jean-Michel Aulas dont le club n'avait rien gagné depuis quatre ans. Rémi Garde décroche lui son premier trophée en tant qu'entraîneur. Actuellement quatrième de L1, à la lutte pour une place qualificative pour la Ligue des champions, Lyon s'assure au moins, grâce à cette victoire, une participation à la Ligue Europa la saison prochaine.

Ovationnés par le public après le coup de sifflet final, les joueurs de Quevilly ont ensuite traversé la haie d'honneur offerte par les joueurs lyonnais pour monter à la tribune y recevoir leurs médailles. Et pour tous, la remise du trophée n'a pas eu un goût amer. Le capitaine de Quevilly, Beaugrand, a été invité par son homologue de Lyon, le défenseur Cris, a soulevé le trophée en même temps que lui. Comme un dernier hommage au Petit Poucet et à sa belle épopée dans une compétition où tout peut arriver.

Brouard: «Très près, très loin»

Régis Brouard assure n'avoir «aucun regret» après la défaite de Quevilly face à Lyon (0-1) en finale de la Coupe de France. «L'OL était trop fort», explique-t-il.
Ils ne sont pas allés au bout de leur rêve. Les joueurs de Régis Brouard espéraient une happy end pour clore leur folle épopée. «La soirée restera belle malgré tout», souligne l'entraîneur de Quevilly. Proche de la rupture en première période, mieux en deuxième, les Jaune et Noir ont quitté le Stade de France avec l'impression de «ne pas être passés si loin» d'un nouvel exploit face à l'Olympique lyonnais. «On était très près et très loin à la fois», nuance toutefois le technicien. Un peu frustré, mais en aucun cas déçu, Brouard a avant tout tenu à rendre hommage aux Lyonnais. Leur supériorité ne se contestait pas.
«On a eu du mal à rentrer dans le rythme du match, explique Régis Brouard. Dans les duels, on a bien senti qu'ils étaient là pour gagner. Gourcuff nous a embêtés quand il a joué entre les lignes».«Lyon a mérité sa victoire, juge-t-il.C'est la plus belle équipe qu'on ait rencontré durant notre parcours». L'entraîneur quevillais s'appuie sur la mainmise de l'OL pendant le premier acte pour appuyer ses propos. Mainmise qui aurait pu déboucher sur deux ou trois buts de plus que celui inscrit par le seul Lisandro. «On a eu du mal à rentrer dans le rythme du match, explique-t-il. Dans les duels, dans l'impact, on a bien senti qu'ils étaient là pour gagner. Ils ont joué en première intention, Gourcuff nous a embêtés quand il a joué entre les lignes, et dès qu'on récupérait le ballon, on le perdait beaucoup trop vite». A la pause, Brouard a recadré ses troupes. «Je leur ai demandé si ce scénario leur plaisait».

Brouard retient les bus et le duo Cris-Beaugrard avec la Coupe.

A ce titre, le visage affiché en deuxième période restera l'une des «satisfactions» de la soirée. S'ils ont continué à concéder beaucoup d'occasions, les Canaris ont fait preuve de davantage de «dynamisme». Ils auraient même pu égaliser si la frappe de Laup n'avait pas été détournée par Lloris sur sa barre. «On a été meilleur dans l'utilisation du ballon. On a tenté des choses, on a pris des risques, on a tout simplement fait du Quevilly. Je suis très fier de ce qu'on a produit». L'autre satisfaction, la principale, c'est l'engouement qu'a suscité le formidable parcours de ce club de National. «Imaginez une ville de 22 000 habitants venir dans 150 cars, un Stade de France en jaune et noir», souffle Brouard. Avec le geste de Cris qui a tendu la Coupe de France à son capitaine Grégory Beaugrard, c'est «l'image forte» qui lui restera de cette soirée.

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